mardi 27 mai 2014

les journées de la nature


Montréal, les 18 et 19 mai ( www.journeesdelanature.com )

Quelques clichés d'une balade sur le mont royal observer les oiseaux avec l'aide d'ornithologues, une marche passionnante même si j'ai déjà oublié comment reconnaître la plupart de ces bébêtes. Jaseur, viréo à yeux rouges, troglodyte, merle, grive, paruline jaune, cardinal rouge, cardinal à poitrine rose, canard branchu... Beaucoup d'entre eux font leur premiers pas au Québec après la migration hivernale en Amérique centrale, voire même en Amérique du sud pour certains. Il faut l'oeil et l'oreille pour s'attarder et les débusquer au coin d'une branche. On rencontre quelques espèces imposantes locales comme les fameux ratons-laveurs, une chouette rayée, inattendue en plein-jour et des urubus à tête rouge, sortes de vautours qui planent au dessus du belvédère du mont-royal! Suivi le lendemain d'une sortie au bois de l'Équerre à Laval, le dernier boisé indigène encore intact de cette banlieue du nord de Montréal  ( www.boisdelequerre.org ), là où différentes espèces d'arbres se retrouvent pour former un boisé riche en biodiversité. Érables, caryers, frênes, faux-tremble, hêtres, ormes, charme de caroline, les folioles sortent à peine pour plusieurs d'entre eux, le printemps commence tout juste!

maman et bébé raton


les jaseurs


mésange noire

la chouette rayée, un grand moment!
un tyran tritri
















samedi 22 février 2014

le canot sa' glace

Samedi 22 février 2014,

au cœur d'un hiver québécois particulièrement rude, un redoux fort apprécié me permet de rester un moment admirer une bande d'athlètes écervelés faire des boucles sur le fleuve St-Laurent a bord de canots à glace, sortes d'avirons mal dégrossis. J'ai suivi Fred, un de mes partenaires du jogging matinal couchsurfing. Il connait l'un des rameurs de ce challenge, son ancien directeur de projet étudiant de sous marin a propulsion humaine.... la folie est sans limite!

Le circuit des participants est une boucle reliant le vieux port de Montréal au débarcadère de l’île Saint-Hélène un kilomètre au large. Pendant plus d'une heure et quart, trois vagues de rameurs partent a l'assaut du courant gonflé des eaux du fleuve. Au fur et à mesure des tours, les techniques s’affûtent et divergent, alors que les plus rusés et économes font des détours pour longer les rives, certains berserkers affrontent de face le courant endiablé du fleuve, vaines tentatives pour tenter un raccourci.

Si le thermomètre affiche glorieusement quelques chiffres au dessus de zéro, des bourrasques viennent nous fouetter le visage, et se propagent en irisant la surface des eaux. On imagine le calvaire pour ces rameurs de l'extrême qui se le prennent en pleine face lors de la remontée. Cette année peu de glace grâce ou à cause de la pluie exceptionnelle des deux journées précédentes, les canotiers n'ont pas a transbahuter leur embarcation sur la banquise des berges.

L'arrivée est un sommet, une course sur 100 m à pousser le rafiot, certains membres d'équipage s'effondrent au passage du finish, tétanisés par l'épuisement. Un effort qu'on apprécie les pieds dans la sloch fondant au soleil, et un café de la buvette pour nous réchauffant les mimines.